Ma méthode.

 La rigueur avec laquelle je construis une biographie repose sur une méthode éprouvée : écouter, enquêter, vérifier, écrire et transmettre.

 

De la première rencontre jusqu’à la réalisation du livre, j’accompagne chaque projet selon des étapes précises, tout en respectant son histoire, son rythme et sa singularité.

 

1. La rencontre

Tout commence par une conversation.

Nous prenons le temps de faire connaissance, de comprendre votre projet, les personnes concernées, les destinataires du livre et le sens que vous souhaitez lui donner.

Chaque biographie est différente. Certaines sont destinées à une famille, d’autres à une entreprise, une commune ou une fondation.


2. Définir le fil conducteur

Avant d’écrire, nous recherchons ensemble ce qui relie les événements : une passion, une transmission, une épreuve, une vocation, une aventure familiale ou entrepreneuriale.

C’est ce fil conducteur qui donnera au livre sa cohérence.


3. L’enquête

En qualité d’enquêteur des mémoires familiales et patrimoniales, je considère que c’est souvent la partie invisible du travail.

Je rencontre les témoins, j’écoute leurs récits, je consulte les archives familiales et publiques, j’explore les correspondances, les photographies, les actes anciens, les journaux, les bibliothèques…

Chaque information importante est recoupée. C’est la confrontation des sources.


4. Les lieux

Les lieux racontent autant que les personnes.

Lorsque cela est possible, je me rends sur place : maison familiale, entreprise, village, atelier, domaine, paysage ou lieu fondateur.

Marcher dans ces espaces permet souvent de comprendre ce qu’aucun document n’explique et de sentir « l’esprit des lieux », ces forces qui relient un territoire à des personnes.


5. Les entretiens

Les entretiens permettent de faire émerger les souvenirs, les émotions, les silences, les liens entre les générations et parfois des histoires oubliées depuis plusieurs décennies.

C’est dans cette relation de confiance que naissent les plus belles pages.


6. L’écriture

L’écriture vient seulement après.

Les documents, les témoignages et les recherches sont organisés pour construire un récit fidèle, vivant et agréable à lire.

Je veille à respecter les faits tout en donnant au livre une véritable qualité littéraire.


7. Les échanges

Le manuscrit est relu avec les personnes concernées.

Des corrections, des précisions ou de nouveaux documents peuvent encore enrichir le récit avant sa version définitive.


8. La transmission

Une biographie devient une mémoire familiale, patrimoniale ou institutionnelle, appelée à être transmise aux générations futures.

Pourquoi choisir un biographe à l’ère de l’intelligence artificielle ?

L’intelligence artificielle est aujourd’hui capable de retranscrire un entretien, d’organiser une chronologie, de corriger un texte ou de proposer une première rédaction. Ces outils représentent une avancée considérable, et je les utilise lorsqu’ils permettent de gagner du temps dans certaines tâches documentaires.

Mais une vie ne se résume jamais à une succession d’événements. Elle est faite de lieux, de silences, d’archives dispersées, de souvenirs incomplets, de témoignages parfois divergents et d’émotions qu’aucun outil ne peut éprouver.

Mon métier commence précisément là où la technologie atteint ses limites : dans la rencontre, l’écoute, l’enquête, la vérification des sources, l’interprétation des faits et la responsabilité de leur transmission.

Une intelligence artificielle peut proposer des phrases. Elle ne peut pas, seule, instaurer la confiance nécessaire pour recueillir une confidence familiale.

Elle ne peut pas se rendre dans une maison, consulter des archives oubliées, rencontrer un témoin hésitant ou comprendre ce que révèle un silence.

Elle ne peut pas davantage décider, avec une conscience historique, éthique et humaine, de la manière juste de transmettre une mémoire.

C’est pourquoi je considère l’intelligence artificielle comme un outil d’assistance, jamais comme l’auteur d’une biographie.